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Affiche de Petits silences gênés

Comédie · Théâtre du Gymnase Marie-Bell

Petits silences gênés

Belle claque

De Tigrane Garabédian et Frédéric Gonzales

Dossier : Théâtre à Paris

Huit amis de fac se retrouvent pour consoler l'un d'eux d'une rupture. Le problème, c'est qu'il n'a pas l'air si triste que ça.

La retrouvaille de bande est un sous-genre à elle seule, et j'y vais toujours avec la même appréhension : soit les personnages sont des archétypes qui se disputent pendant une heure trente, soit le spectacle trouve le vrai sujet, qui n'est jamais la dispute mais ce qui la précède.

Ici le titre dit exactement où les auteurs ont mis leur attention. Le pivot de la bande convoque tout le monde un soir d'été pour réconforter un copain quitté. Tous répondent présent, chacun essaie de remettre la complicité d'avant en marche, et rien ne fonctionne : la victime va très bien, quelqu'un débarque qui n'était pas prévu, et les liens se sont dénoués sans que personne l'ait déclaré.

Tigrane Garabédian et Frédéric Gonzales écrivent moins des répliques que des blancs. C'est un pari de comédie assez risqué, parce que le silence au plateau se paye cash : trop court, il ne se voit pas ; trop long, la salle décroche. Le réglage est bon, et le rire vient du malaise plutôt que de la vanne, ce qui n'est pas la facilité.

Deux claqueurs, la même note, et un accord rare sur un spectacle qui joue sur ce qu'on ne dit pas.

Le moment qu'on garde

Le blanc de trop, celui après lequel plus personne n'essaie de relancer la conversation.

Belle claque

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Faits de production (autrice ou auteur, mise en scène, salle, synopsis) d'après offi.fr· theatreonline.com. Les impressions de salle sont les nôtres.

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