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Affiche de Le Jeu de l'amour et du hasard

Comédie

Le Jeu de l'amour et du hasard

Belle claque

De Marivaux (1730)

Dossier : Théâtre à Paris

Deux maîtres se déguisent en valets, deux valets se déguisent en maîtres, et tout le monde tombe amoureux de la mauvaise personne. Ça date de 1730 et ça marche encore.

Marivaux fait partie des auteurs qu'on croit avoir compris parce qu'on a retenu le mot marivaudage. Le mot est d'ailleurs devenu presque péjoratif, comme s'il désignait du bavardage sentimental. Une bonne représentation vous rappelle vite que c'est un texte sur les classes sociales autant que sur l'amour.

Silvia doit épouser Dorante, qu'elle n'a jamais vu. Elle prend la place de sa servante pour l'observer sans être vue. Dorante a eu exactement la même idée. Les deux valets se retrouvent donc à jouer les maîtres, et le mécanisme se met en route tout seul, avec cette cruauté douce qui fait que chacun est prisonnier de son déguisement au moment précis où il aurait besoin d'en sortir.

Ce qui fait le prix d'une reprise, c'est la vitesse. Le texte est écrit pour des répliques qui se marchent dessus, et dès qu'on le joue lentement, en respectant trop la langue, la comédie se transforme en exercice de diction. Quand le rythme est là, on entend que ces gens souffrent pour de bon derrière l'élégance.

Une claqueuse y est allée seule et en a rapporté une note franche. Le classique fait toujours son travail.

Le moment qu'on garde

Le moment où Silvia se rend compte qu'elle est en train de tomber amoureuse d'un valet, et que sa propre expérience se retourne contre elle.

Belle claque

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Faits de production (autrice ou auteur, mise en scène, salle, synopsis) d'après theatredesmathurins.com· offi.fr. Les impressions de salle sont les nôtres.

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