Le deuxième épisode de Monsieur Henri, celui qui va de Judas à Manuel Valls. Oui, Judas.
On est retournés au Funambule pour l'autre moitié du diptyque, et c'est une bonne façon de vérifier si un dispositif tient sur la longueur. La réponse est oui, avec une nuance.
Cet épisode-ci suit l'histoire du centre gauche, ce qui donne à François Piel-Flamme un terrain plus glissant : les trahisons y sont moins spectaculaires que dans l'épisode consacré à la droite, les figures moins caricaturales, et la matière historique moins immédiatement drôle. Il compense par le rythme et par une façon d'installer chaque personnage en trois mots avant de le démolir.
Ce que j'aime dans cette série, c'est qu'elle assume son parti pris. Guillemin n'a jamais prétendu à la neutralité, le spectacle non plus, et le public sait donc à quoi s'en tenir. C'est plus honnête que beaucoup de conférences qui se présentent comme objectives. Nos deux notes sont un cran en dessous de celles du premier épisode, ce qui dit bien quelque chose sur le sujet plus que sur l'interprète.
À voir en second si vous avez commencé par la droite. Ou en premier, ça marche aussi.
La ligne droite tracée de Judas à la Ve République, qui ne devrait pas fonctionner et qui fonctionne.
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Faits de production (autrice ou auteur, mise en scène, salle, synopsis) d'après theatredepochegraslin.fr· funambule-montmartre.com. Les impressions de salle sont les nôtres.