Une conférence d'histoire qui commence à Néron et finit à Marine Le Pen, tenue par un type seul qui crie beaucoup. On apprend plus qu'en trois documentaires.
Je me méfie du théâtre qui veut expliquer quelque chose. Dès qu'un spectacle prend la posture du cours, il perd en général ce qui fait qu'on est venu au théâtre plutôt qu'à la bibliothèque. Ici, le pari est tenu parce que l'interprète n'explique pas, il raconte.
François Piel-Flamme s'empare des textes d'Henri Guillemin, historien à la parole tranchante et à la mauvaise foi assumée, et en tire un épisode consacré à l'histoire de la droite, de Néron à aujourd'hui. Soixante-quinze minutes, un homme seul, aucun décor de conférence pour lui servir de refuge.
Ce qui rend la chose théâtrale, c'est le corps. Il bouge sans arrêt, il interpelle la salle, il pose des devinettes, il s'emporte, et sa colère est la vraie mise en scène du spectacle. C'est un exercice épuisant, et je repère depuis le plateau ce que coûte une heure et quart tenue à ce régime, sans partenaire pour reprendre son souffle.
L'épisode a un jumeau consacré au centre gauche, joué un autre soir. Les deux s'attrapent dans l'ordre qu'on veut.
La devinette lancée à la salle sur un épisode que tout le monde croit connaître, et le silence embarrassé qui suit.
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Faits de production (autrice ou auteur, mise en scène, salle, synopsis) d'après funambule-montmartre.com· offi.fr. Les impressions de salle sont les nôtres.