Roméo et Juliette raconté par celui qui meurt au milieu et qui n'appartient à aucun des deux camps. Version cabaret, de Brel au rap.
C'est le spectacle sur lequel la bande s'est le plus divisée cette saison, et je préfère le dire tout de suite parce que c'est aussi ce qui le rend intéressant à raconter.
Le collectif NOX prend l'histoire par la marge : Mercutio n'est ni Capulet ni Montaigu, il est le beau parleur, le boute-en-train, le meilleur ami de Roméo, et il commence à se demander si cette place lui suffit. Le spectacle se joue dans un décor de cabaret, avec un univers musical qui va de Brel aux battles de rap, et un ton burlesque assumé.
L'idée de départ est excellente, et c'est précisément pour ça qu'on n'est pas tombés d'accord. Une claqueuse a adoré l'énergie et la liberté de ton. Deux autres ont eu du mal à suivre le mélange des registres et ont perdu le personnage en route, le texte les ayant moins tenus que le reste. Sur un point pourtant, tout le monde s'accorde : Nox excelle dans tout ce qui n'est pas écrit, la scénographie, l'occupation de l'espace, la musique, les costumes. C'est déjà la marque de fabrique qu'on retrouvera, un cran au-dessus, dans leur Hercule.
Un Shakespeare survitaminé qu'il faut prendre pour ce qu'il est : une fête, pas une exégèse. Et une troupe qu'on avait raison de suivre.
Mercutio seul après la fête, quand le boute-en-train n'a plus personne à faire rire.
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Faits de production (autrice ou auteur, mise en scène, salle, synopsis) d'après destimed.fr· regardencoulisse.com. Les impressions de salle sont les nôtres.