Des décors somptueux, des costumes superbes, une scénographie qui fait le travail. Et une bande qui s'est disputée en sortant.
On est sortis de là en se disputant sur le trottoir, et pour une fois le désaccord ne portait pas sur le spectacle mais sur une question de fond : comment doit-on jouer un classique aujourd'hui ?
Léna Bréban adapte et met en scène la Folle Journée avec Philippe Torreton en Figaro, après un passage remarqué par le OFF d'Avignon. Visuellement, il n'y a rien à redire : les décors sont somptueux, les costumes superbes, et la scénographie trouve des solutions élégantes pour faire tenir les cinq actes et les allers-retours d'une pièce qui n'arrête jamais de courir.
Le point de friction est ailleurs. Une partie de la bande a trouvé la diction trop appuyée, avec cette manière de traiter le texte en monument, et n'a pas réussi à entrer dans l'histoire. L'autre partie a marché à fond, et la salle aussi, très largement. Mon goût personnel va vers les classiques joués comme on parle, mais c'est un goût, pas une règle, et le spectacle est splendide à regarder.
Une belle production sur laquelle on ne s'est pas entendus. C'est aussi pour ça qu'on est huit.
Le décor qui bascule d'une pièce du château à l'autre sans qu'on perde le fil de la course-poursuite.
Vous avez vu ce spectacle ? Applaudissez-le d'ici.
Faits de production (autrice ou auteur, mise en scène, salle, synopsis) d'après lascala-paris.fr· offi.fr. Les impressions de salle sont les nôtres.