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Affiche de Le dernier jour de Pierre

Théâtre de marionnettes · Théâtre du Chêne Noir

Le dernier jour de Pierre

Belle claque

Conçu par Baptiste Zsilina, compagnie Deraïdenz (prix Lueur de la meilleure création visuelle 2025)

Dossier : Avignon OFF 2025

Une vingtaine de marionnettes à fils, pas un mot prononcé, et un souci du détail qui confine à l'orfèvrerie. Reste un problème d'échelle.

On avait vu la compagnie Deraïdenz l'année précédente avec Les souffrances de Job, et on y est retournés les yeux fermés. C'est dire l'estime qu'on a pour ce travail. C'est aussi pourquoi la comparaison a pesé sur toute la soirée, et pourquoi nos deux notes se sont écartées.

Baptiste Zsilina a conçu un conte sans texte, porté par une vingtaine de marionnettes à fils et leurs décors. L'ensemble est serein, lumineux, presque apaisant, et se trouve ponctué de ce que la compagnie appelle ses Brèches Noires : des apparitions sombres qui viennent trouer la douceur sans prévenir. Ce contraste est la signature de la maison, fondée à Avignon en 2017.

Techniquement, c'est du très grand art, et le prix Lueur de la meilleure création visuelle décroché en juillet 2025 ne surprend personne. Le souci du détail est proprement dingue : derrière chaque élément, on devine des mois d'atelier, et les décors comme les costumes sont d'une beauté qui coupe le sifflet. Une claqueuse y a découvert le théâtre d'horreur et en est sortie certaine de ne jamais revoir ça ailleurs.

Ma réserve porte sur l'échelle. Il faut par moments une loupe pour voir ce qui se passe à l'intérieur des décors, et ce dispositif m'a davantage gêné qu'il ne m'a fasciné : j'aurais aimé que les choses soient simplement plus grandes. Cela dit, on ressort de là étrangement reposé, ce qui n'arrive pas si souvent au théâtre.

Belle claque

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Faits de production (autrice ou auteur, mise en scène, salle, synopsis) d'après compagniederaidenz.com· chenenoir.fr. Les impressions de salle sont les nôtres.

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