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Affiche de Big Mother

Théâtre · Théâtre des Béliers Parisiens

Big Mother

Grosse claque

Texte et mise en scène de Mélody Mourey, scénographie d'Olivier Prost

Dossier : Théâtre à Paris

Un thriller journalistique sur le détournement de nos données, mené comme une série. Je ne pensais pas que c'était possible au théâtre.

Ma réaction en sortant a été assez bête : je ne pensais pas qu'on pouvait faire ça sur un plateau. Big Mother a le rythme, le montage et les rebondissements d'une série, et pourtant tout se passe devant vous, en direct, sans coupure possible.

La scénographie d'Olivier Prost y est pour beaucoup. Des écrans envahissent le plateau, les photographies et les vidéos d'Édouard Granero s'y projettent, et l'espace se met à fonctionner comme une chaîne d'info en continu : plusieurs actions en même temps, une information qui chasse l'autre. Mélody Mourey signe le texte et la mise en scène.

L'histoire prend le Watergate comme toile de fond pour parler d'autre chose : le scandale du big data et ce que l'on fait de nos données personnelles. On est tenu en haleine du début à la fin, et les twists tombent au bon moment plutôt qu'au moment prévu.

On pourrait objecter que c'est un téléfilm du dimanche soir monté sur une scène. J'ai entendu l'argument et je ne le partage pas : la prouesse est justement d'obtenir cet effet-là avec des comédiens, des écrans et rien d'autre. Cinq nominations aux Molières 2023, et elles se comprennent.

Le moment qu'on garde

Les écrans qui se mettent à tourner comme une chaîne d'info en continu et transforment le plateau en rédaction en alerte.

Grosse claque

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Faits de production (autrice ou auteur, mise en scène, salle, synopsis) d'après theatredesbeliersparisiens.com· artcena.fr. Les impressions de salle sont les nôtres.

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