Michalik quitte l'aventure et le romanesque pour un huis clos familial, et il change de vitesse. C'est le plus dur de ses spectacles à regarder.
On associe cet auteur aux fresques qui traversent les siècles en changeant de continent toutes les huit minutes. Ici, il fait l'inverse : peu de personnages, une seule histoire, et un sujet dont on sait dès le début qu'il va faire mal.
Katia et Justine s'aiment, décident d'avoir un enfant par insémination, et le conte de fées vire au mélodrame. Il y a le deuil, l'abandon, et une petite fille au milieu. La pièce a reçu le Molière de la mise en scène d'un spectacle de théâtre privé en 2020, et elle tourne depuis, y compris après sa longue série au Splendid.
Ce que Michalik conserve de son style habituel, c'est le montage : les scènes s'enchaînent sans temps mort, les époques se répondent, et le récit avance plus vite que l'émotion, ce qui empêche l'apitoiement de s'installer. C'est une machine bien réglée, et la mécanique reste visible pour qui regarde depuis le plateau. Certains lui reprochent cette efficacité. Moi, je la trouve plutôt honnête.
Une seule claqueuse y est allée. Elle a mis une note solide, et elle a prévenu qu'on ne sort pas de là en sifflotant.
La façon dont les scènes se relaient sans coupure, et dont on comprend l'histoire complète avant que les personnages ne l'admettent.
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Faits de production (autrice ou auteur, mise en scène, salle, synopsis) d'après offi.fr· sortiraparis.com. Les impressions de salle sont les nôtres.