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Affiche de Grand-peur et misère du IIIe Reich

Théâtre · Odéon, Théâtre de l'Europe

Grand-peur et misère du IIIe Reich

Petite claque

De Bertolt Brecht, mise en scène Julie Duclos

Dossier : Théâtre à Paris

Brecht écrit entre 1935 et 1938 une série de tableaux sur l'Allemagne ordinaire qui bascule. Julie Duclos les monte à l'Odéon, deux heures vingt, et la salle sort silencieuse.

Il y a des soirées où le sujet vous tient et où la forme vous laisse dehors. Celle-ci en fait partie pour nous, et c'est d'autant plus frustrant que la matière de départ est de premier ordre.

Brecht observe son époque en direct et décompose la mécanique du fascisme par petites scènes indépendantes : le paysan, le soldat, le chercheur, le magistrat, le médecin. Chacun fait un compromis minuscule, parfaitement raisonnable pris isolément, et l'addition de ces compromis mène là où l'on sait. Julie Duclos monte ces instantanés dans un dispositif mobile aux combinaisons multiples, avec un travail précis sur les images, les sons et les silences.

Ce qui nous a tenus à distance, c'est le format en tableaux, qui est pourtant le principe même de l'œuvre : je n'ai pas réussi à m'attacher, et sur deux heures vingt j'ai senti la longueur passer. Une autre claqueuse a buté sur le rythme et aurait aimé une soirée plus resserrée. Nous sommes donc deux à être restés dehors, sur un texte qui nous passionne par ailleurs et sur un sujet qui n'a rien perdu de son urgence. C'est notre limite de spectateurs, dite comme telle.

On y retournerait sur une autre proposition. Le texte, lui, n'a pas pris une ride, et c'est ce qui inquiète.

Le moment qu'on garde

La scène du couple qui se déchire à voix basse en surveillant les murs, et l'idéologie qui entre par la conversation domestique.

Petite claque

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Faits de production (autrice ou auteur, mise en scène, salle, synopsis) d'après unfauteuilpourlorchestre.com· lesgemeaux.com. Les impressions de salle sont les nôtres.

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