Quatre clownes en smoking, tombées d'on ne sait où. Un burlesque féminin qui décolle pour ne plus retomber.
Visage blanc, nez rouge, smoking noir, elles sont quatre à répondre au désordre du monde par l'absurde et la poésie. Dès l'ouverture, une longue séquence de lutte contre des bourrasques soufflées par les enceintes installe un comique tout physique, sous la direction du maître clown Alexandre Pavlata.
Le quatuor ne s'exprime qu'en onomatopées et borborygmes, et pourtant on comprend tout, tant le mime et le geste sont précis. Entre une séquence désopilante de boîtes de conserve projetées à travers le plateau et des numéros de music-hall, le spectacle décolle pour ne plus retomber.
C'est un petit chef-d'œuvre clownesque, d'un talent fou et d'une maîtrise absolue, et l'on ferait bien de prévoir des mouchoirs pour les larmes de rire. Frondeuses et généreuses, ces clownes font un bien fou, et l'on ressort conquis par leur culot.
La scène finale où les quatre comédiennes descendent draguer le public, et ce fameux lancer de boîtes bruyant qui s'arrête et repart de plus belle, un moment de trois minutes qui semble en durer soixante.
Faits de production (autrice ou auteur, mise en scène, salle, synopsis) d'après coupsdoeil.fr· journal-laterrasse.fr. Les impressions de salle sont les nôtres.
