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Affiche de Antigone

Théâtre

Antigone

Petite claque

D'après la tragédie de Sophocle

Dossier : Théâtre à Paris

Une jeune femme veut enterrer son frère, la loi le lui interdit, et elle y va quand même. Deux mille cinq cents ans plus tard, on discute encore de qui a raison.

Antigone est l'un des rares textes que je peux voir monter dix fois sans m'ennuyer, parce que chaque mise en scène est obligée de trancher : Créon est-il un tyran ou un homme d'État coincé par sa fonction ? La réponse change tout, et elle se prend dès la première scène.

Le récit tient en peu de choses. Deux frères se sont entretués, l'un a droit aux honneurs, l'autre doit pourrir dehors. Antigone désobéit. Créon applique la règle qu'il vient d'édicter. Ismène supplie, le chœur commente, et le mécanisme se referme sur tout le monde, y compris sur celui qui croyait le tenir.

Ce que la scène ajoute au texte, c'est le rapport de forces physique entre deux personnages qui ne peuvent pas céder. Quand ça marche, la confrontation devient insoutenable parce qu'aucun des deux n'a complètement tort. Notre claqueuse est ressortie avec une note mesurée sur la production qu'elle a vue, et une envie intacte de retourner voir la pièce ailleurs.

Le texte est increvable. C'est bien pour ça qu'on continue à le monter.

Le moment qu'on garde

Le face-à-face entre la nièce et l'oncle, où l'on entend deux définitions de la loi qui ne se rencontreront jamais.

Petite claque

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Faits de production (autrice ou auteur, mise en scène, salle, synopsis) d'après offi.fr· 75.agendaculturel.fr. Les impressions de salle sont les nôtres.

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