Un meurtre de campagne, une enquête à cent à l'heure et une jeune troupe déchaînée. La franche rigolade.
Un meurtre bouleverse un hameau de Lozère, la vallée des Trois Mongettes, et voilà l'inspecteur Hervé Ronzier, son adjoint et sa secrétaire lancés dans une enquête aussi savoureuse qu'improbable. Léo Deschamps signe une parodie de polar où chaque personnage pousse à fond son archétype.
La troupe des Praisques mène l'affaire tambour battant, sans le moindre temps mort, en détournant systématiquement les codes du genre. L'abattage des comédiens, Tobias Quéau en tête, fait passer l'écriture par-dessus la jambe et emporte l'adhésion par la seule générosité du jeu.
Les interprètes sont excellents et l'entrain communicatif, même si les dialogues ne font pas toujours mouche : l'énergie compense une écriture inégale. On ne cherche pas ici la grande dramaturgie, mais un plaisir de jeu communicatif, et de ce côté-là, le contrat est rempli.
Le ping-pong entre deux scènes dans une même voiture, poussé si loin que même les figurants finissent par changer de position, et le running gag des cracottes vues comme des lipides trop gras par tout le village.
Faits de production (autrice ou auteur, mise en scène, salle, synopsis) d'après culture-tops.fr· festivaloffavignon.com. Les impressions de salle sont les nôtres.
