Statut et droits
Comment obtenir son intermittence, étape par étape
On sait ce qu'est l'intermittence, mais concrètement, par où commencer ? Voici les grandes étapes du parcours, du premier contrat à l'ouverture des droits.
Devenir intermittent ne se décrète pas : c'est le résultat d'une année de travail bien documentée. Si vous débutez, commencez par lire notre guide de fond sur le fonctionnement de l'intermittence. Ensuite, voici le chemin.
1. Réunir 507 heures
Tout part de là : cumuler 507 heures de travail (ou de cachets équivalents) sur 12 mois, en contrats courts, chez des employeurs relevant du champ du spectacle et de l'audiovisuel. Un cachet valant 12 heures pour l'assurance chômage, on raisonne souvent en cachets pour les artistes. Notre guide sur le cachet et le décompte des heures détaille ce calcul.
2. Rassembler ses AEM
À chaque contrat, votre employeur établit une attestation employeur mensuelle (AEM), qui récapitule les heures ou les cachets et les rémunérations, et la transmet à France Travail. Ce sont ces attestations qui font foi. Conservez-les précieusement, vérifiez qu'elles sont bien déclarées, et réclamez-les si un employeur tarde : sans AEM, une prestation n'est pas comptabilisée.
3. S'inscrire à France Travail
Une fois vos heures atteintes et un contrat qui se termine, inscrivez-vous comme demandeur d'emploi auprès de France Travail (l'ex-Pôle emploi, dont le service dédié au spectacle traite les intermittents) et déposez une demande d'ouverture de droits au titre de l'annexe 8 (technicien·nes) ou 10 (artistes). C'est France Travail qui calcule votre allocation et votre durée d'indemnisation.
4. S'actualiser chaque mois
L'intermittence n'est pas un revenu automatique : chaque mois, vous devez vous actualiser et déclarer vos périodes travaillées. L'indemnisation vient compléter les jours non travaillés, selon un calcul propre au régime, avec des délais d'attente et des franchises la première fois. C'est le rythme de la vie d'intermittent : jouer, déclarer, être indemnisé entre deux engagements.
5. Penser à la date anniversaire
Vos droits sont ouverts pour douze mois. À la date anniversaire, France Travail réexamine votre situation : si vous avez de nouveau réuni 507 heures sur l'année, vos droits sont rechargés. D'où l'importance de suivre son compteur d'heures toute l'année, et de ne pas se laisser surprendre à l'approche de l'échéance.
Questions fréquentes
Comment prouve-t-on ses heures d'intermittent ?
Par les attestations employeur mensuelles (AEM). À chaque contrat, l'employeur établit une AEM qui récapitule vos heures ou vos cachets et la transmet à France Travail. Ce sont ces attestations qui servent à décompter vos 507 heures.
Que faut-il pour ouvrir des droits ?
Avoir réuni 507 heures (ou cachets équivalents) sur les 12 mois précédant la fin de votre dernier contrat, être inscrit comme demandeur d'emploi à France Travail et déposer une demande d'ouverture de droits au titre de l'annexe 8 ou 10.
Faut-il s'actualiser chaque mois ?
Oui. Comme tout demandeur d'emploi indemnisé, l'intermittent doit s'actualiser chaque mois auprès de France Travail et déclarer ses périodes travaillées. C'est ce qui déclenche l'indemnisation des jours non travaillés.
Parcours décrit d'après le guide France Travail des intermittents du spectacle et l'Unédic. Ce guide donne les grandes étapes et ne remplace pas la procédure officielle : les documents, délais et calculs exacts sont à vérifier sur France Travail. Vérifié en juillet 2026.